La surcharge mentale : comment en sortir et retrouver de l’air ?

1. Un héritage historique et culturel
Depuis des siècles, les femmes étaient assignées aux tâches du foyer : ménage, cuisine, enfants, disponibilité totale pour leur mari. La solidarité familiale (grands-parents, tantes, voisins) permettait de partager ce poids.
Mais avec l’urbanisation et l’éclatement des familles, ce soutien a disparu. Aujourd’hui, la femme est présente sur le marché du travail, avec les mêmes exigences de performance que les hommes, tout en continuant à porter la majorité des tâches domestiques et éducatives.
Ajoutez à cela la pression des réseaux sociaux : être impeccable en toutes circonstances, montrer une maison parfaite, des repas « instagrammables », une vie de couple harmonieuse… Le cocktail est explosif.
2. Pourquoi c’est irréaliste
Les journées font toujours 24 heures. Entre le travail, les trajets, les devoirs des enfants, les repas, le ménage et la nécessité d’un sommeil de 7–8h, vouloir tout faire parfaitement est impossible. Pourtant, la culpabilité rôde dès qu’on lâche quelque chose.
3. Relativiser grâce aux besoins fondamentaux
Si vous avez un toit, de quoi vous nourrir, vous chauffer, vous habiller, et que vos enfants ont accès à l’éducation, vous avez déjà plus que près de 30 % de la population mondiale qui vit en insécurité alimentaire ou sans logement digne.
👉 Le reste (le linge repassé, le maquillage, les repas créatifs) n’est pas vital : ce sont des accessoires sociaux.
4. Alléger les petites obligations invisibles
Beaucoup de pressions viennent de vous-même :
- Le linge doit être plié parfaitement.
- Les repas doivent être variés et beaux.
- Il faut être maquillée et apprêtée pour sortir.
- La maison doit être propre, ranger et sans la moindre petite trace du sol au plafond.
Et si vous arrêtiez de vous imposer ces règles ? Essayez une semaine sans repasser, ou sans maquillage « obligatoire » : vous verrez, le monde continue de tourner, et vous gagnez en liberté intérieure. La vie ne doit pas ressembler à un magazine de mode ou de décoration. D’ailleurs si dans ces derniers tout est nickel et que rien ne dépasse, c’est parce que justement il n’y a aucune vie et rien ne bouge !
5. Oser dire NON
Vous êtes déjà débordée et on vous demande encore d’organiser la kermesse ? Vous avez le droit de refuser.
Dire non, ce n’est pas être égoïste. C’est protéger votre santé mentale et montrer à vos enfants l’importance du respect de soi. Être « égoïste » dans ce sens, c’est reconnaître ses limites et se préserver.

6. Gérer son capital énergie
Votre énergie est comme un compte bancaire : vous ne pouvez pas dépenser plus que ce que vous possédez sans vous mettre en découvert !
⏳ Chaque jour, vous avez un capital limité. Si vous le dépassez, vous vous exposez à l’épuisement, voire au burn-out. Préservez-le en priorisant, en coupant le superflu, et surtout en rechargeant régulièrement.
7. Demander de l’aide
Partager la charge avec son conjoint, ses proches, ou un professionnel n’est pas un signe de faiblesse mais de maturité émotionnelle. Personne n’a été conçu pour tout porter seul.
Que ce soit une aide pour l’organisation, le ménage, la garde d’enfants, ou une écoute bienveillante, acceptez de déposer une partie de ce poids.
Conclusion
La surcharge mentale est invisible, mais bien réelle. Elle ne se résout pas en ajoutant des heures à la journée, mais en changeant le regard sur ce qui est vraiment essentiel.
Prenez soin de vous.
Non pas en dernier, mais en premier. Parce qu’une maman (ou un papa) qui s’écoute, qui se respecte et qui se repose, offre à sa famille bien plus qu’une maison parfaite : il offre une présence vivante et équilibrée. Et c’est bien cela dont les enfants et la famille à besoin avant tout autre chose !
Si vous aussi vous vous retrouvez dans cette situation et que vous ne savez plus comment faire pour alléger votre quotidien, n’hésitez à me contacter. Ensemble nous trouverons les solutions qui vous conviennent le mieux.
